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Page:Œuvres complètes de Condillac, tome 5 - Traité des animaux, 1803.djvu/175

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de nouvelles, si le corps résiste à nos desirs ; dans chacun de ces cas, et ce sont les plus fréquens, nous reconnoissons que c’est nous qui comparons et qui jugeons : nous allons d’une pensée à une autre avec choix, nous agissons avec réflexion ; bien loin de sentir le poids d’une impulsion étrangere, nous sentons que nous déterminons nous-mêmes nos mouvemens, et c’est alors que la raison exerce son empire.

La liaison des idées est donc pour nous une source d’avantages et d’inconvéniens. Si on la détruisoit entierement, il nous seroit impossible d’aquérir l’usage de nos facultés : nous ne saurions seulement pas nous servir de nos sens.

Si elle se formoit avec moins de facilité et moins de force, nous ne contracterions pas autant d’habitudes diférentes, et cela seroit aussi contraire aux bonnes qu’aux mauvaises. Comme alors il y auroit en [519]