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Page:Œuvres complètes de Condillac, tome 5 - Traité des animaux, 1803.djvu/89

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des facultés des animaux==

[471] La premiere partie de cet ouvrage démontre que les bêtes sont capables de quelques connoissances. Ce sentiment est celui du vulgaire : il n’est combattu que par des philosophes, c’est-à-dire, par des hommes qui d’ordinaire aiment mieux une absurdité qu’ils imaginent, qu’une vérité que tout le monde adopte. Ils sont excusables ; car s’ils avoient dit moins d’absurdités, il y auroit parmi eux moins d’écrivains célebres.

J’entreprends donc de mettre dans son jour une vérité toute commune, et ce sera sans doute un prétexte à bien des gens pour avancer que cet ouvrage n’a rien de neuf. Mais, si jusqu’ici cette vérité a été crue sans être conçue, si on n’y a réfléchi que pour acorder trop aux bêtes, ou pour