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fut ma douleur, lorsque arrivant avec mon manuscrit j’appris à la porte du vieillard qu’il étoit mort de la veille ! Je le regrettai comme un bienfaiteur, car il l’auroit été, et c’est la même chose. Je ne me sentis pas le courage de corriger sans lui mes apologues, encore moins celui d’en retrancher ; et privé de conseil, de guide, précisément à l’instant où l’on m’avoit fait sentir combien j’en avois besoin, pour me délivrer du soin fatigant de songer sans cesse à mes fables, je pris le parti de les imprimer. C’est à présent au public à faire l’office du vieillard : peut-être trouverai-je en lui moins de politesse, mais il trouvera dans moi la même docilité.