Page:Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, Guillaumin, 4.djvu/514

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PROTECTIONISME

ET COMMUNISME





À MONSIEUR THIERS.


Monsieur,


Ne soyez point ingrat envers la révolution de Février. Elle vous a surpris, froissé peut-être ; mais aussi elle vous a préparé, comme auteur, comme orateur, comme conseiller intime[1], des triomphes inattendus. Parmi ces succès, il en est un assurément fort extraordinaire. Ces jours derniers on lisait dans la Presse :

« L’association pour la défense du travail national (l’ancien comité Mimerel) vient d’adresser à tous ses correspondants une circulaire, pour leur annoncer qu’une souscription est ouverte à l’effet de concourir à la propagation dans les ateliers du livre de M. Thiers sur la Propriété. L’association souscrit elle-même pour 5,000 exemplaires. »

J’aurais voulu être présent quand cette flatteuse annonce est tombée sous vos yeux. Elle a dû y faire briller un éclair de joie railleuse.

  1. Au moment où parut cet opuscule, c’est-à-dire en janvier 1849, M. Thiers était fort en crédit à l’Élysée.(Note de l’éditeur.)