Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu/13

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LA
PETITE ROQUE


I

Le piéton Médéric Rompel, que les gens du pays appelaient familièrement Méderi, partit à l’heure ordinaire de la maison de poste de Roüy-le-Tors. Ayant traversé la petite ville de son grand pas d’ancien troupier, il coupa d’abord les prairies de Villaumes pour gagner le bord de la Brindille, qui le conduisait, en suivant l’eau, au village de Carvelin, où commençait sa distribution.

Il allait vite, le long de l’étroite rivière qui moussait, grognait, bouillonnait et filait dans son lit d’herbes, sous une voûte de saules.