Page:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu/171

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III


Moi j’ai eu un jour l’étrange sensation d’avoir habité le palais enchanté de la Chatte blanche, un château magique où régnait une de ces bêtes onduleuses, mystérieuses, troublantes, le seul peut-être de tous les êtres qu’on n’entende jamais marcher.

C’était l’été dernier, sur ce même rivage de la Méditerranée.

Il faisait, à Nice, une chaleur atroce, et je m’informai si les habitants du pays n’avaient point dans la montagne au-dessus quelque vallée franche où ils pussent aller respirer.

On m’indiqua celle de Thorenc. Je la voulus voir.

Il fallut d’abord gagner Grasse, la ville des parfums, dont je parlerai quelque jour en ra-