Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/15

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.




INTRODUCTION




Le 21 avril 1784, l’Académie royale des Belles Lettres d’Arras recevait en séance publique trois nouveaux académiciens qui prononcèrent leurs discours de réception auxquels répondit du Quesnoy, avocat et échevin arrageois faisant les fonctions de directeur. Les trois récipiendaires, outre les remerciements d’usage, traitèrent chacun un sujet particulier : Le Sage, avocat du roi à la gouvernance d’Arras parla contre l’abus des talents, Ansart, médecin, disserta sur l’air atmosphérique, Maximilien de Robespierre[1], avocat, « entreprit de prouver l’origine, l’injustice et les inconvéniens du préjugé qui fait rejaillir sur les parents des criminels l’infamie attachée à leur supplice »[2].

Les archives de l’Académie d’Arras n’ont point conservé ni le manuscrit ni une copie du discours prononcé par Robespierre lors de sa réception. Mais l’Almanach d’Artois nous apprend que le nouvel académicien l’envoya peu de temps après, avec quelques additions, à la Société royale des Sciences et Arts de Metz et qu’il y fut couronné « le jour de la Saint Louis par cette Compagnie qui avait proposé le sujet pour le prix de l’année 1784 ». C’est, en effet, dans les prix proposés par la Société de Metz que Robespierre

  1. Robespierre, élu le 15 novembre 1783, avait remplacé M. de Crespiœul. Sur l’Association littéraire d’Arras fondée en 1737 et érigée (1773) en Académie, cf. van Drival : Histoire de l’Académie d’Arras depuis sa fondation en 1737 jusqu’à nos jours. Arras, 1872, in-8o.
  2. Almanach historique et géographique d’Artois pour l’an de grâce 1785 contenant la description… À Arras, chez la veuve de Michel Nicolas, libraire et imprimeur du Roi, rue Saint-Gery, p. 255.