Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/249

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

 
  C’est lui qui forma
  Leur tendre incarnat[1].
  L’aventure est notoire[2]
  J’entendis Momus
  Un jour à Vénus
  Rappeler cette histoire.

  La rose était pâle jadis,
  Et moins chère à Zéphire,
  À la vive blancheur des lys[3]
  Elle cédait l’empire.
  Mais, un jour, Bacchus
  Au sein de Vénus,
  Prend la fille de Flore[4],
  La plongeant soudain
  Dans des flots de vin,
  De pourpre il la colore.

  On prétend qu’au sein de Cypris[5],
  Deux, trois gouttes coulèrent[6]
  Et que dès lors, parmi les lis,
  Deux roses se formèrent,
  Grâce à ses couleurs,
  La rose des fleurs
  Désormais fut la reine ;
  Cypris, dans les cieux,

  1. Éd. Paris et Barbier, point et virgule.
  2. Éd. Jean-Bernard, point et virgule.
  3. Éd. Paris et Barbier, variante :
    Alors des parterres fleuris
    N’obtenait point l’empire.

    MM. Moreau et Jean-Bernard écrivent : lis, M. Peise lys, selon le manuscrit original.

  4. Éd. Paris et Barbier, point et virgule.
  5. Variante.
    Sur le visage de Cypris
    Quelques gouttes coulèrent,
    Et lors parmi les tendres lys
    Deux roses se placèrent ;
    etc…
  6. Éd. Jean-Bernard, virgule.