très-sage de rapporter les sentimens des saints Pères, qui auraient été, de l’aveu général, les uns Martyrs, les autresConfesseurs, mais tous des Docteurs constamment fideles à la foi catholique ; afin que, d’une maniere usitée et solennelle, leur consentement et leurs décisions servissent à confirmer les dogmes antiques de l’Eglise, et à condamner les blasphémes de la nouveauté profane. Les choses s’étant ainsi passées, l’impie Nestorius fut, avec justice et à bon droit, déclaré contraire à l’ancienneté catholique, tandis que le bienheureux Cyrille fut reconnu pour le partisan de la sainte antiquité. Et, afin que rien ne manquát à la preuve des choses, nous avons publié les noms et précisé le nombre ( pour l’ordre, il nous est échappé), de ces Péres, dont les sentimens unanimes et uniformes servirent alors à interpréter les paroles de la loi sainte, puis à établir la régle du dogme divin ; dans le but de fortifier notre mémoire, je ne crois pas qu’il soit superflu de les rappeler ici.
XXX. Tels sont donc ces hommes dont les écrits furent lus dans ce Concile, ou comme un jugement, ou comme un témoignage. —8St. Pierre, évéque d’Alexandrie, docteur éminent et martyr bienheureux. — St. Athanase, pontife de la méme cité, maitre si fidele, confesseur si éminent. — St. Théophile, évéque de la méme ville, assez renommé pour sa foi, pour ses vertus, sa science, et auquel a succédé le vénérable Cyrille, qui fait aujourd’hui lornement de l’Eglise d’Alexandrie. Et, de peur qu’on ne regardát peut-étre cette doctrine comme celle d’une seule