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CLUB MONARCHIQUE

Cependant, l^s monarchistes trouvèrent un Iqcal, après avoir longtemps cherché, comme ce|a était arrivé précédemment (I). Leur Société passa, avec le sieur Mélan, l’acte suivant : « Je, soussigné, suis convenu de louer pour l’espace d’un mois, à compter de ce jour, à M. Dagieu, commissaire de la Société des amis de la constitution monarchique, et stipulant en son nom et pour elle, la salle de mon vauxhall d’été et le café qui est au-dessous seulement du sallon, les foyers qui ont communication dans la salle ; comme aussi de fournir les chaises et tahles nécessaires, ainsi que les lustres dont ces messieurs pourront se servir, me réservant le jeudi pour disposer et jouir de mon établissement, moyennant le prix et somme de mille livres, que j’ai présentement reçue de mondit sieur ; bien entendu qu’il ne se traitera dans lesdites assemblées rien qui ne puisse être avoué, et qui puisse être contraire à la loi ni au roi. Car ainsi a été convenu.

« Fait double entre nous, à Paris, ce lî) janvier 1791. « Signé : Melan. »

Le ?l, la séance a eu lieu ; puis, un des membres du directoire n reçu du sieur Melan la lettre suivante :

« Co 23 janvier 1791.

« Monsieur,

(( Je compte devoir vous prévenir d’une opposition que j’ai reçue des syndics de mes créanciers à ce que je reçusse davantage votre Société chez moi. Ces gens sont malheureusement des entrepreneurs, et les mêmes que peux qui ont bâti le Pauthéon^ et qui ont été effrayés lors de l’altercation que vous avpz eue avec la municipalité. IVe trouveriez-vous poiut prudent, avant cjue yotn* SoPieté soit bien jnstalée (sic) chez moi, et lorsque cela n’est pas pncore bien connu du public, de la transporter dans un autre local, sous le prétexte du trop grand éloignement du mien, et d’éviter par là l’apparence d’une appréhension de ma part vis-à-vis du public, lorsque, le mois étant expiré, je ne vous renouyellerois point la location de ma salle. J’ai obtenu de ^ës créanciers qu’ils ne vous feraient aucunes signilications juridiques, et je leur ai promis de prendre, là-dessus, votre avis, et de vous prier de prendre en considération Ips observations que j’ai T^PPueur dp (1) Voir plus liant, p. 14-’ ! et sulv.