Page:Abbadie - L’Art de se connaitre soi-meme.djvu/133

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

de brigans, & une succession de meurtres & de crimes sans l’exercice de la justice, cependant la prudence de l’homme immortel ne luy permet point d’exiger ses droits avec rigueur, lors qu’il y a la moindre probabilité qu’il pourroit faire par là tort aux interêts de son ame. D’où l’on peut conclure que la morale de l’Evangile n’est que l’expression du cœur de l’homme immortel : mais on aura lieu de parler de cela ailleurs.

Nous avons veu que les perfections de l’homme roulent sur son immortalité, qui seule le rend capable de bonheur. Nous venons de voir que c’est cette immortalité qui fait l’étendüe de nos devoirs & de nos obligations. Nous allons montrer que c’est elle encore qui fait la force de nôtre ame, ou le poids qui peut nous déterminer à bien agir.


CHAP. VII.

Des forces morales de l’homme, ou des motifs qu’il trouve en luy même, pour se déterminer dans ses actions.