Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/45

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jour. J’espère que votre tendresse humaine ne me fera pas oublier mes dieux. Il me fallait un ami, il vous fallait une initiatrice. En pénétrant le sens de la nature, vous rencontrerez comme moi le surnaturel. Sous le soleil de Provence, tous les chemins mènent à l’infini.

Autant le divin est repoussé dans les villes par l’agitation et le scepticisme, autant il s’offre et vient au-devant de nous dans nos campagnes silencieuses. Les courants des dieux à l’homme et de l’homme aux dieux ne se rencontrent qu’en pleine lumière.

Vous me demandiez, à l’une de nos premières conversations, comment il se faisait que j’eusse choisi, pour les adorer, les dieux païens.

J’ai su par hasard, et par ma gouvernante, le grec moderne, et les seuls livres que