Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/59

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miré dans les reflets irisés de l’eau courante ; ils n’ont vu le temple qu’à travers le rideau de verdure qui tremble sur la source remplie. L’antre sacré, qui attire la vie pour l’engloutir, ne les a point attirés ; mais non plus Cybèle, qui arrache à Saturne les couples amoureux initiés, ne les a point dotés de tous les désirs terrestres, ni préparés à la jouissance de toutes les joies.



À MÉLISSANDRE

Je suis trop enivré pour traduire les ineffables sensations que j’ai emportées de cette heure divine. J’ai goûté profondément, ce soir, la joie de pénétrer une noble nature et d’en être moi-même pénétré.

Tout d’ailleurs, autour de nous, ajoutait