Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/66

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et à travers les songes de la tienne.

Tu dois, comme moi, penser que nos cœurs se sont échangés parce qu’ils étaient formés pour être l’un à l’autre. Désormais, ils se possèdent sans même nous prévenir, sans que, peut-être, tu y consentes aussi entièrement.

Je te porte en moi et ne te rendrai jamais plus.



À LA MÊME

J’allais errant depuis trois jours, triste et seul comme une âme en grande peine, retournant aux lieux où ton amour me fut par toi révélé, cherchant le moment favorable de reparaître sous le feu de tes beaux yeux. Je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu.