Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/91

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Mélissandre, comme je vous aime ! et quel chemin cet amour a fait en quelques semaines dans mon cœur ! Il lance de tous côtés ses racines, et le passé, si je puis me souvenir que j’ai vécu sans vous aimer, est bien complètement étouffé par lui.



À TIBURCE

Je souffre. Est-ce le mal qui m’accable ? Est-ce une angoisse précédant l’épreuve ? Mon amour était-il une vision d’un jour ? Le songe que j’ai fait, je veux le refaire, ou mourir.