Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/158

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auberges pourraient fournir les provisions indispensables. À chaque instant on découvrait de nouvelles choses, qui prenaient place dans le coffre de la voiture.

Les chemins de fer étaient alors inconnus. À peine existait-il quelques lignes de grandes routes reliant les centres importants ; mais du Bois-Greffier à Auray, il n’y avait que des chemins remplis d’eau avec des fondrières, qui ne permettaient de faire, chaque jour, que de très courtes étapes.


II

Le voyage à Sainte-Anne se fit sans encombre. Le temps était doux et la campagne superbe, aussi Annette et sa mère se sentaient-elles renaître à la vie.

Hélas ! il n’en fut pas de même au retour : une violente tempête se déchaîna subitement, une pluie torrentielle fondit sur les voyageurs et remplit d’eau les ornières du chemin. Mme de la Silandais, craignant pour la santé de sa chère enfant, voulait à tout prix trouver un abri ; mais le conducteur,