Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/74

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à qui voulut être parrain du nouveau-né. La cérémonie terminée, la dame demanda au sonneur de cloches ce qu’elle lui devait.

— Ce que vous voudrez, madame.

Connaissant son avarice, elle lui donna deux sous, au grand désappointement de l’homme qui avait d’abord refusé de prêter son concours.

L’enfant avait reçu le prénom de Jean. Sa marraine dit aux parents : « Gardez près de vous votre fils, soignez-le bien jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de sept ans, époque à laquelle je me chargerai de son éducation. »

Ces recommandations furent exécutées et quand petit Jean — c’est ainsi qu’on l’appelait — eut sept ans, sa marraine vint le chercher, et l’emmena dans son château.


II

Lorsque le jeune garçon fut habitué à son nouveau genre de vie, sa marraine lui dit : « Te voilà presque devenu un homme, et il est temps que je sache quelle con-