Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°4.pdf/31

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tous ces hommes !

Déjeuner très soigné, champagne ; nous allons ensuite au concert militaire, le premier depuis la guerre, organisé par Cordonnier. Nous y retrouvons Beaurieux, Keller et Bachelar qui nous trouvent un coin à l’abri où nous pouvons causer tranquillement tout en écoutant la musique ; c’est assez quelconque, sauf un chant délicieux sur les cloches d’Alsace sonnant pour la première fois en terre française à l’occasion de la prise de Przemyl ; les paroles sont d’un officier de la 57e, la musique d’un commt de dragons, c’est admirablement chanté et le succès est très grand. On nous donne le God save the King, l’hymne russe, et tout se termine par notre Marseillaise, si belle en ce