Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°4.pdf/32

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


moment. Il pleut sans cesse à la grand joie du Gal et du gouverneur qui s’attendaient s’il avait fait beau, à la visite d’avions boches, mitraillant public et exécutants.

Nous avons mis le capne Keller au courant de l’histoire des nouvelles infirmières ; il trouve qu’il faut prévenir Cordonnier de suite.

Nous rentrons vite pour organiser notre concert à nous ; j’ai cru un moment que tout serait raté, notre chanteur, Voland, n’arrivant pas et notre violoniste Billot forcé de se recoucher avec une crise au cœur. Tout va quand même très bien, Voland finit par arriver et on se passe de violon ; Mlle Hosatte chante merveilleusement, les autres sont plus médiocres, mais quand même tout le monde est content.