Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°4.pdf/33

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Après dîner, Voland se remet à chanter pour nous ; quelques malades se relèvent, nous sommes à peine une dizaine, c’est un peu une réunion de famille ; nous sommes devenues celle de nos soldats et ce sont eux qui remplacent la nôtre ; dans ces jours de fête on sent cela davantage.

J’ai enfin une lettre de Paul qui me fait comprendre qu’il est à l’Hartmannswillerkopf. Beaurieux et Mme  Béha me confirment dans cette idée ; tout va bien par là, mais c’est dur et cela coûte cher ; Dieu le protège.

Lundi 5 avril

Soins toute la matinée ; nous allons ensuite visiter l’l’hopital d’évacuation ; ce n’est pas extrêmement intéressant ; le Dr Georges est