Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°7.pdf/23

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sa petite Colette est très mal, probablement d’une méningite et Jeanne appelle son mari auprès d’elle. Piery lui signe sa permission, Hallopeau prend sur lui, en l’absence de Laroyenne, de lui donner l’auto de l’ambulance pour arriver à temps au train. Le pauvre garçon a un chagrin qui fait pitié.

Lundi 10 avril

Journée de coup de feu. On nous annonce pour 4 heures la visite de Villaret et de Poincaré qui revient d’Alsace. On astique à force. Le président n’arrive qu’à 7 heures à Gérardmer, a juste le temps de passer la revue dont les troupes attendent depuis deux heures, et supprime la visite aux hôpitaux, à la grande déception des malades.

Mardi 11 avril

Visite de Fabry, le 30e quittant G. pour gagner le Reichaker.

Après déjeuner, promenade avec Hallopeau, Villechaise, Julie et Mme Lt. Nous allons à la Pépinière d’où l’on a une vue superbe, et nous revenons par une route bordée de très beaux rochers ; mais il pleut et nous rentrons trempées.

Nouvelle attaque sur Verdun, très violente ; les communiqués ne disent rien et nous n’avons aucun renseignement particulier.