Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°8.pdf/56

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Chevassu emmène en auto Julie, Mme Sculfort, Mlle Bourdeau et moi. Nous sommes fort bien reçues par Mathilde et Mme de Gâtines. Nous visitons l’hôpital où il n’y a pas eu tant de pagaye que chez nous, mais qui est actuellement moins bien aménagé.

Lundi 21 mai

Encore deux saucisses qui flambent, c’est navrant. Adieux au colonel qui remonte en ligne.

Mercredi 23 mai

On s’agite ferme dans le monde parlementaire au sujet de l’interpellation sur le S. S.. Tout le monde se rejette la faute de la désorganisation de Prouilly. Nous lisons un article du Figaro, intéressant pour qui connaît les dessous et où on dit que les médecins et les infirmières ont fait particulièrement leurs devoirs[1].

Jeudi 24 mai

Chaudoye part en permission ; les paris sont ouverts sur son retour ou son changement. Cela devient de plus en plus ahurissant comme désorganisation.

  1. Voir l’article « Erreurs et remèdes » de Polybe (pseudonyme de Joseph Reinach). Figaro du 20 mai 1917 ; NdÉ.