Page:Adrienne Durville, Carnet de guerre 1914-1918 n°7.pdf/22

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Samedi 8 avril

Peu de pansements ; le service est fini très tôt. On s’occupe de réorganiser la question cuisine qui va tout de travers.

Il y a une grosse scission dans le monde infirmier, Pouchan est à la tête de la révolte ; il va falloir faire des exemples ; un officier malade se mêle bêtement de l’affaire, Mme Lt le remet vertement à sa place.

Le 30e vient nous donner un concert dans le parc avant son départ pour le Reichackerkopf.

J’ai eu jeudi la visite de de Fabry qui voulait me voir avant son départ. Nous avons remué ensemble tous les vieux souvenirs. C’était un bon ami de Paul !

Tout le monde fait des photos à force ; je vais me faire prêter les clichés pour en tirer et augmenter ma collection.

Dimanche 9 avril

Messe à 6 heures ; Pansements.

Le drame du premier continue, le colonel s’en mêle ; moi je chapitre le caporal ; le résultat, c’est qu’on fera sauter Catusse ; cela pacifiera peut-être les esprits.

Journée grise et pluvieuse ; impossible de sortir.

Une dépêche arrive pour le Dr Haas,