Page:Aimard, Auriac - Le Mangeur de poudre.djvu/183

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tout ira bien. — Hé ! Hé ! qu’est-ce que je voie par là ?

Une chauve souris venait de lui raser de si près le visage, qu’il recula effrayé.

— Seigneur ! je pensais être suivi par quelqu’un. Qu’allons-nous devenir si les esprits se mettent à voler dans la nuit ?…

Épouvanté, maître Caton fit quelques pas sur la pointe des pieds, écoutant et regardant autour de lui avec anxiété, pour saisir les moindres vestiges de l’apparition qu’il redoutait ; enfin, rassuré par le silence profond de la forêt, il reprit son monologue :

— Bah les esprits restent chez eux par de semblables nuits. Qui parle de peur, ici ? Caton n’a jamais connu ce vil défaut. — Ah ! aïe ! Seigneur, bon Dieu ! Je suis piqué par un serpent à sonnettes !

Le sentier qu’il suivait était effectivement redouté, à cause de la quantité de ces reptiles qui le fréquentaient.