Page:Aimard, Auriac - Le Mangeur de poudre.djvu/184

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Le pauvre nègre saisit son pied à deux mains, et sautilla sur son autre jambe font en continuant ses lamentations.

— Je suis mort ! je suis tué ! je ne reverrai plus Massa Dudley ! c’est fini ; il ne me reste plus qu’à me coucher pour attendre le grand sommeil. Maudit serpent ! va ! ne pouvais-tu en piquer un autre ! Te voilà bien avancé maintenant ! Seigneur ! je vous prie, recevez mon âme ! Quel malheur de mourir ainsi ! Damné reptile, feu et flamme sur toi ! Mon pauvre pied, tout délicat, me semble lourd comme du plomb ! Maudit serpent ! à quoi ça te sert-il de m’avoir piqué ? — Mon Dieu recevez mon âme.

Et, las d’aller à cloche pied, l’infortuné Caton se laissa rouler par terre en redoublant ses plaintes.

— Aussi, qu’allais-je faire dans ce sentier tout infesté de serpents ? Eh pourquoi m’attendaient-ils au passage ? Le diable les emporte ! Ah ! Si sa