Page:Aimard - Par mer et par terre : le batard.djvu/36

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mais maintenant c’est fini, je me sens tout à fait bien.

— Bien vrai, Carlos ?

— Oui, ma chérie, ce n’a été que l’affaire d’un moment.

— Vous auriez dû boire quelque cordial avant de sortir, reprit M. Maraval.

— C’est vrai, ami Jose, mais je n’y ai pas songé, nous étions si pressés de nous rendre ici.

Et l’on parla d’autre chose, de la fête, naturellement.

Ce qui avait causé cette vive émotion au capitaine, c’était qu’en regardant sur les gradins de l’estrade couverts de monde en ce moment, ses yeux étaient tombés et son regard s’était croisé avec le mystérieux inconnu que, plusieurs fois déjà, il avait rencontré pendant son voyage, et qui avait essayé d’obtenir de ses domestiques des renseignements sur lui.

Dès qu’il se sentit remis et complétement maître de lui-même, le jeune homme regarda de nouveau ; mais ce fut en vain qu’il fouilla la foule de son regard : l’inconnu avait disparu, il ne le revit plus ; la place où il l’avait aperçu était occupée par une dame.

Olivier crut avoir été le jouet d’une illusion, et ne s’occupa plus de cet incident, qui bientôt s’effaça de son souvenir.

À sept heures précises, le canon tonna de nouveau.

Un ah ! de satisfaction s’échappa de toutes les poitrines haletantes des spectateurs.

La fête allait commencer.

Nous ne décrirons pas cette fête essentielle-