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tableaux et d’autres produits artistiques de la vie civilisée, donnés à Oonomoo par ses nombreux amis de race blanche.

Parmi ces ornements qui avaient une valeur réelle, le plus remarquable c’était une superbe montre en or, cadeau magnifique d’une riche lady à laquelle Oonomoo avait sauvé la vie. Cette voyageuse ayant appris que le Huron avait une jeune femme la lui avait offerte pour elle. Du reste, ce bijou dont l’emploi était parfaitement apprécié, était entretenu avec une remarquable intelligence et des soins minutieux.

Flwellina était de race huronne aussi ; elle avait été élevée dans la religion chrétienne par les missionnaires Moraves d’une station de l’ouest. C’était une douce créature, aux yeux de colombe, plus jeune que son mari, devant lequel elle était en admiration au point de lui sacrifier sa vie en toute circonstance.

Ils avaient eu un autre enfant, né deux ans avant Niniotan, mort depuis six ans, et auquel les eaux limpides du lac avaient servi de tombe.

Chaque mois, Flwellina accompagnée de son fils rendait visite au vieux missionnaire Morave qui habitait la station de Gnadenhutten : cette