Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/120

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
120
les drames du nouveau-monde



mais je place en vous une grande espérance, Oonomoo !

— Espérez en Lui ; il fera plus que nous.

À ces mots le Huron éleva solennellement sa main vers le ciel, et le montra à Canfield.

Canfield fut frappé de l’accent profond avec lequel le guerrier Indien exprimait sa confiance en la bonté céleste.

— Vous avez raison, Oonomoo, répondit-il humblement ; Dieu seul est notre maître ; le sort de toute créature est entre ses mains puissantes ; je mets mon espoir en Lui : néanmoins, je vous le répète, après Dieu vous êtes mon unique espérance.

— Bien ! allons vite maintenant.

Les deux voyageurs se remirent en marche, mais avec une allure moins précipitée. Le matin approchait ; la lune inclinait vers les montagnes du couchant ; sa lumière paraissait plus vive encore que pendant le reste de la nuit ; elle éclairait si parfaitement qu’on aurait pu lire.

Pour la réalisation de leur plan hardi, cette nuit aussi lumineuse que le jour, avait des avantages et des inconvénients, car si elle leur permettait de voir parfaitement autour d’eux, elle les exposait aussi à être vus.