Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/150

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
150
les drames du nouveau-monde

Enfin, chaque soir, la vigilante geôlière attachait derrière le dos les mains de la captive. Ce luxe de précautions était de nature à décourager la pauvre enfant.

Néanmoins Hans trouva moyen de lui adresser quelques bonnes paroles, et de l’entretenir dans l’espoir que le secours espéré ne serait pas long à venir.

Le second jour, Hans Vanderbum s’éveilla à une heure matinale tout à fait inusitée pour lui ; sa première pensée en ouvrant les yeux, fût qu’il avait un rendez-vous avec Oonomoo.

Il n’est personne, en effet, qui n’ait remarqué que, lorsqu’une idée préoccupe fortement, telle par exemple, celle de se lever à une heure déterminée, on s’éveille au moment fixé, avec une précision surprenante.

Hans Vanderbum fut donc levé, ce jour-là, avant sa femme : mais le bruit de ses pas la tira du sommeil.

— Qu’y a-t-il donc, Hans ? êtes-vous malade ? lui demanda-t-elle vivement.

— Non, ma colombe bonne et charmante ; je ne me suis jamais mieux porté, mais il me semble que l’air matinal me fera du bien, je vais