Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/189

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
189
rayon-de-soleil



de miss Prescott que suivait de près le triomphant Caton.

— Dites-moi donc, Oonomoo, demanda Canfield à voix basse, verriez-vous quelque inconvénient à ce que miss Prescott et moi fissions un petit bout de conversation ?

— Non — soyez sans crainte — parlez doux — parlez d’amour — si bien que la jeune fille seule vous entende — la jeune fille parlera doux et bas, si bien que votre oreille seule l’entendra, répondit le Huron avec un amical sourire.

Le jeune lieutenant, sans perdre une seconde, se plaça à côté de sa fiancée, et serrant sa main qu’elle lui abandonnait bien volontiers, se mit à causer avec elle.

— Parlez moi, chère Mary, de votre captivité ; racontez-moi tout ce qui vous est arrivé depuis cet affreux désastre.

La jeune fille lui donna tous les détails demandés : plus d’une fois elle sentit frissonner la main du jeune homme dans la sienne :

— Sans l’affectueuse bonté de Vanderbum, et le dévouement d’Oonomoo, ajouta-t-elle, je n’aurais jamais pu espérer de revoir ceux que j’aime.