Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/191

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— Sa femme : une pieuse créature, chrétienne depuis son enfance qui, avec son jeune fils, habite une hutte cachée dans des retraites inaccessibles, et que personne ne connaît. Jamais les Shawnees n’ont pu la découvrir ; ce n’est pas faute d’avoir cherché.

— Mon père récompensera bien ces braves gens.

— Ne leur offrez rien, ils refuseraient : Oonomoo a un cœur de prince, jamais il n’a accepté de rémunération pour ses services. Croyez-vous que j’aie attendu ce moment pour chercher à lui témoigner ma reconnaissance ? ajouta Canfield en serrant tendrement la main de sa fiancée.

— Ah ! je suis trop heureuse ! vraiment. Ma pauvre bonne mère, ma chère sœur vont être bien consolées ! ont-elles dû souffrir pendant quelques jours !

— Peut-être n’ont-elles rien su.

— Mais vous avez aperçu les lueurs de l’incendie ; néanmoins vous étiez beaucoup plus éloigné qu’elles.

— C’est vrai ; mais je n’avais pas la moindre idée que c’était votre habitation qui brûlait. Je suppose que votre mère ne se sera pas doutée de