Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/6

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
6
les drames du nouveau-monde



nouissaient une fraîche matinée printanière, toute parfumée de fleurs, toute enguirlandée de feuilles et de rameaux naissants.

Le ciel bleu tendre et transparent souriait à la terre et lui envoyait la vie et la gaité avec des flots de lumière.

Tout se réjouissait dans la nature ; tout était de bonne humeur ; tout !… excepté Hans Vanderbum !


Parmi ces huttes, il y en avait une qui réunissait tout le confort de la vie sauvage ; elle était située un peu à l’écart, vers la partie du nord du village. Construite en forme de pain de sucre, elle était charpentée avec de longues perches réunies au sommet et entrelacées de peaux ou d’écorces. À l’extrémité supérieure de ce toit conique avait été ménagé un trou circulaire destiné à servir de cheminée. Sa structure solide était impénétrable à la pluie ; son agencement intérieur la mettait à l’abri du froid, et si, au point de vue architectural, elle n’avait rien d’artistique, elle n’en réalisait pas moins toutes les conditions du bien-être.

Les spirales bleuâtres d’une fumée légère tourbillonnant au dessus de son faîte, annonçaient