Page:Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu/146

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
148
CYBÈLE

leurs pareilles de la terre et de Cybèle. Marius eût préféré voir ces forêts à végétations de couleur rougeâtre, ces canaux qui font, dit-on, communiquer ensemble les mers et les grands lacs de cette planète, et que parcourent sans doute les flottes martiales, mais il n’y avait qu’à attendre à un autre moment. C’était assez pour ce jour-là, et c’est en devisant des derniers progrès qui établissaient de réels liens entre les divers membres de la même famille planétaire, que les deux amis reprirent le chemin de la maison.

— Oui, mon cher, disait Namo, non seulement nous regardons ce qui se passe dans les planètes, nos voisines, et celles-ci nous rendent la pareille, mais nous échangeons aussi avec elles une certaine correspondance des plus intéressantes au moyen de projections, soit de vives lumières, soit d’ombres noires, qui dessinent tantôt des formes symboliques, tantôt même des signes idéographiques qui, à force de tâtonnements ont fini par avoir un sens compréhensible pour les différents habitants des planètes du système. Nous savons ainsi que l’humanité et l’animalité de Mars, de Jupiter, de Vénus, où par exemple tout ce qui vit est ailé, ne ressemblent nullement à nos personnes et autres formes vivantes de Cybèle, si ce n’est par l’intelligence qui n’est et ne peut être qu’une pour