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CYBÈLE

mais assez consistante cependant pour conserver sa fixité sans tenir compte du ballon qui au contraire était soutenu par la membrure, et une fois au repos se carguait au milieu de l’appareil, comme une voile de navire.

La direction véritablement pratique des aérostats avait été réalisée, on le voit, sur des bases assez différentes de celles qui avaient valu déjà à Dupuy de Lôme un demi-résultat et qu’avaient reprises Krebs et Renard avec plus de précision seulement, sans pouvoir obtenir la vraie solution du problème.

L’aéronef qui allait recevoir nos voyageurs était construit, cela va sans dire, sur le meilleur et dernier modèle de cette époque où l’on s’occupait tant de perfectionner ces précieux appareils. Grâce à ses dimensions colossales et au gaz qu’il employait, plus léger encore que l’oxygène, il pouvait porter de nombreux passagers et une charge considérable de provisions de toute nature, sans parler des éléments de son entretien, pour un long séjour dans l’espace. Un certain bien-être même y était assuré par les élégantes cabines et l’aménagement intelligent de toutes les dépendances qui garnissaient sa large plate-forme et qui, pour le rôle sauveur que celle-ci était appelée à remplir un jour, en faisaient une planche de salut, ma foi, très confortable.

Tout avait été prévu pour qu’à bord rien ne