Page:Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu/336

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CYBÈLE

furieusement la bonne gouvernante, je suis trop heureux. Si tu savais ! Ah ! Monsieur Cam, vous m’en avez fait voir de dures !

— Puis apercevant le brave Houzard qui, réveillé à son tour, lui faisait fête :

— Et toi aussi, mon bon chien, tu es là ? Tu ne te doutes pas du voyage que nous venons de faire ensemble.

La digne femme qui avait commencé à se rassurer se sentit reprise par une sérieuse inquiétude. Non, cela n’était pas naturel. Et en un tel jour ! Et la pauvre Martine se mit cette fois à pleurer à chaudes larmes.

— Allons, allons, ma chère, es-tu folle ? Que te prend-t-il donc à présent ? Oui, je vois bien que tu ne comprends pas trop, que tu me prends pour un insensé. Mais rassure-toi, ce n’est que l’effet de l’immense bonheur réel que je retrouve à la place d’un malheur imaginaire. Dieu ! Que cette verdure qui m’entoure, que ce ciel bleu qui resplendit là-haut, que cette mer qui scintille à l’horizon, que tout cela est beau ! Et c’est aujourd’hui même le grand jour ! Allons, vite, hâtons-nous de nous préparer.


Dans la maison Honorat, il ne tarda pas non plus à y avoir une animation plus matinale et