Page:Allais - Pas de bile.djvu/153

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lendemain matin, je me présentais au commissariat général du Canada, 10, rue de Rome.

En l’absence de M. Fabre, l’aimable commissaire, je fus reçu — fort gracieusement, je dois le reconnaître — par son fils Paul et l’honorable Maurice O’Reilly, un jeune diplomate de beaucoup d’avenir.

— Le meat-land ! se récrièrent ces gentlemen. Mais rien n’est plus sérieux ! Comment ! vous ne croyez pas au meat-land ?

Je dus confesser mon scepticisme.

Ces messieurs voulurent bien me mettre au courant de la question et j’appris de bien étranges choses.

Aux environs d’Arthurville, existait, en pleine forêt vierge (elle était vierge alors), un énorme ravin en forme de cirque, formé par des rocs abrupts et tapissés (à l’instar de nos Alpes) de mille sortes de plantes