Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/320

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DE LA DMIOCRAHE NOUVELLE.

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Ce fut la Chambre des députes qui rejeta, a nue très faible majorité, cette noble proposition digne de la royauté des classes moyennes La force des choses en ramenera plus tard le triomphe. Nous croyons qu’on pourrait, sans danger, appeler à 1 assemblée des électeurs qui nomment les députés, les hommes qui, sans avoir besoin de payer aucune contribution directe, exercent le droit de concourir à l’élection d’es conseillers municipaux~.

près aux fonctions de député, les choix des électeurs sont réellement limités à quatre mille deux cents éligibles, ce qui n’offre guère que neuf ou dix candidats à chaque choix. Les professions libérales ne furent admises, dans les conditions de capacité électorale, que moyennant un demicens, et encore furent-elles exclues pour la plupart. II n’y eut que les membres et correspondants de l’Institut qui devinrent électeurs en payant t oo francs de contributions directes on conféra toutefois le même droit aux officiers des armées de terre et de mer jouissant d’une pension de retraite de ,200 francs.

Ce sont les membres des cours et tribunaux les juges de paix et leurs suppléants les membres des Chambres de commerce, des manufactures, des conseils de prud’hommes, les membres des Commissions administratives des colléges des hospices et des bureaux de bienfaisance les officiers de la garde nationale les membres et correspondants de )’Institut, ceux des sociétés savantes autorisécs par une loi )cs docteurs des l’acuhés de droit et d~