Page:Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, édition 1920.djvu/205

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s’oubliant partout où elles ne sont plus ensemble, ne songent plus au retour.

Mystérieux voyage de deux anges qu’on eût vus, au point du jour, traverser les espaces et recevoir sur leurs blanches ailes la fraîche rosée du matin !

Et dans le vallon, triste de notre absence, notre couche fût demeurée vide au mois des fleurs, nid abandonné dans le feuillage.