Page:Amable Floquet - Anecdotes normandes, deuxieme edition, Cagniard, 1883.djvu/390

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


aîné, Bibliothèque choisie des livres de droit, Not. bibliographique à la fin du volume. Brunet, Manuel du libraire, t. 1, p. 557.

Camp-Ront n’était pas curé d’Avranches, mais curé de Vergoncey, au diocèse d’Avranches. M. Fr. Le Héricher (Avranchin Monumental, II, 576-377), nous apprend que le Psalterium juste litigantium avait été composé à propos des poursuites d’un Rogeron des Préaux, dont la famille était ennemie des Campront.

Je soupçonne qu’il y avait un lien très étroit de parenté entre notre auteur et Martin de Campront, écuyer, sieur d’Auberoche, propriétaire, en la vicomté d’Avranches, des fiefs de Beaumanoir, du Chastelier et du Guey, dit Guiton, avec droits honorifiques aux paroisses de la Croix-en-Avranchin et de Saint-Benoît, lequel était fils de Ravent de Campront et d’Andrée de la Fresnaye[1].


LE PETIT-SAINT-ANDRÉ.


M. Jal, dans ses recherches intitulées : Abraham Duquesne et la Marine de son temps, t. Ier, pp. 18-35, a donné tous les renseignements véritablement historiques qu’on pouvait espérer trouver sur cet épisode de la jeunesse de Duquesne, et sur le procès auquel donna lieu la prise du navire le Berger, que commandait le Hollandais Jacob Maisecoster, 1627.

« M. P. -J. Fréret (Esquisse de la Vie de Duquesne, Dieppe, 1844), racontant d’après M. Floquet (Anecdotes normandes, Rouen, 1838), le procès du Petit-Saint-André, dit : « Pendant l’audience, deux pièces avaient été remises au jeune homme, toutes deux venant du cardinal de Richelieu ; la première était le don à lui fait de toutes les marchandises du navire hollandais ; la seconde, un brevet de capitaine en bonne forme. »

« Les extraits des arrêts que nous avons cités démentent ce petit coup de théâtre, imaginé par le charmant conteur des Anecdotes normandes. Le procès a lieu en 1627, et Abraham II Duquesne avait son brevet de capitaine de l’année précédente. Quant au don fait par le cardinal, non à Duquesne fils, mais à Abraham Ier, il est à la date du 11 septembre 1627, et le brevet est

  1. V. Aveu du 26 nov. 1611. Arch. de la S. -Inf., B. 153, pièce 14.