Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/116

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


1748.

L’année suivante, Noël Le Cardinal, protégé de la duchesse d’Orléans, eut enfin son tour. Domestique dans le château du duc de Lorges, ayant reçu l’ordre, un jour d’assemblée, d’aller, avec le capitaine des chasses, faire une tournée dans les bois pour voir s’il ne s’y commettait aucun dégât, il s’était arrêté à boire dans l’assemblée, y avait eu une dispute avec deux ou trois paysans, entre autres avec un laboureur nommé Lequerré, qui l’injuria. Des mots on en était venu aux voies de fait, et Lequerré, blessé très-grièvement, était mort quelque tems après. Le Cardinal sollicita et obtint la fierte.

1753. Privilége des évêques d’Orléans.

En 1753, Le gouvernement de Louis XV fit un acte qui put donner au chapitre de Rouen des inquiétudes sérieuses sur son privilége. Depuis bien des siècles, comme nous l’avons dit précédemment, les évêques d’Orléans avaient été en possession de délivrer, le jour de leur entrée solennelle dans leur ville épiscopale, tous les prisonniers catholiques détenus, à ce moment-là, dans les prisons de la ville, soit qu’ils y eussent été amenés par ordre de la justice, soit qu’ils fussent venus s’y rendre volontairement, de quelque nature que fussent les crimes qui leur étaient imputés, et en quelque lieu que ces crimes eussent été commis. A en croire une légende, aussi vraie sans doute que celle de la gargouille, ce privilége aurait remonté à l’an 453. En cette année, saint