Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/164

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la connaissance lui était attribuée. Elle s’assembla plusieurs fois pour délibérer sur cet objet. M. Huger, conseiller, maître des comptes, nommé commissaire, lui lut un mémoire détaillé où il cherchait à établir qua la chambre des comptes seule appartenait le droit de délibérer sur l’élection d’individus détenus pour crimes de sa compétence[1]. M. Huger ne se renfermait pas étroitement dans la question principale qu’il avait entrepris d’éclairer. Ce travail offre des faits, des particularités, des réflexions dignes d’être conservés et qui ont été rapportés dans cette histoire, aux places que leur assignait ou leur nature, ou leur date. Au reste, toutes ces délibérations de la chambre des comptes restèrent sans résultat, car, en 1787, le chapitre ne fit aucun choix. Le jeudi 17 mai, jour de l’Ascension, le parlement étant assemblé, en robes rouges, dans la chambre-dorée, le chapelain de Saint-Romain remit au président Bigot, qui tenait l’audience, un cartel ainsi conçu ; « L’an 1787, ce jourd’hui 17 mai, feste de l’Ascension, le chapitre étant assemblé, à l’heure ordinaire, pour procéder à l’élection d’un prisonnier à l’effet de jouir du privilége de saint Romain, après avoir entendu le rapport des commissaires des prisons, et vu les procès verbaux par eux dressés, n’a point fait d’élection. »

  1. Ce rapport curieux (manuscrit) m’a été communiqué par M. Baroche, conseiller en la cour royale de Rouen. Ce n’est pas le seul service que ce magistrat m’ait rendu, relativement à mon ouvrage.