Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/165

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Le Journal de Normandie se récria fort, sur ce fait vraiment extraordinaire. « Si la connoissance d’une si belle prérogative étoit plus répandue (dit le rédacteur), nous sommes persuadés que le chapitre n'auroit jamais que l’embarras du choix. Pour contribuer, autant qu’il est en nous, ajoutait-il, à donner de la publicité à un privilége cher à la province et qui peut s’étendre à tout le royaume, nous nous engageons à annoncer, chaque année, le jour auquel le chapitre va, par députés, à la grand’chambre du parlement, faire l’insinuation de son privilége[1]. »

Cet engagement fut rempli dès l’année suivante. Dans son numéro du 19 avril 1788, le journaliste « engageoit les rédacteurs des feuilles périodiques de Paris et des provinces à faire connoître sans délai, par la voie de leurs journaux, la prérogative attachée à la métropole de Rouen. »


1789

En 1789, la fierte fut accordée à François Lefebvre, âgé de soixante-dix ans, et à son fils, l’un et l’autre de la paroisse de Campigny, dans le diocèse de Bayeux. Une querelle, dont on ne voit pas les motifs, s’étant élevée entre Lefebvre père et un nommé Castel, sur le chemin de Bayeux à la mine

  1. Journal de Normandie, du samedi 26 mai 1787.