Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/212

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l’Ascension, au matin ; on pourrait citer plusieurs exemples analogues.

Anciennement, les prisonniers amenés à Rouen par les officiers de justice, après l’insinuation, étaient, en arrivant, conduits aux prisons de Saint Gervais (registres du parlement, 19 avril 1595 et 21 avril 1633), parce que les députés du chapitre ne pouvaient alors aller dans ces prisons ; et on ne les ramenait à Rouen qu’après l’Ascension. Mais depuis, l’usage permettant que ces prisonniers et ceux détenus à Saint-Gervais pussent être admis au privilége, comme ceux écroués avant l’insinuation et dans la ville, cette précaution fut négligée comme superflue.

Les trois jours des Rogations et les premières heures du jour de l’Ascension étaient consacrés à la visite des prisons et à l’interrogatoire des détenus qui prétendaient au privilége.

Le lundi des Rogations, lorsque la procession de Notre-Dame, qui, ce jour-là, devait se rendre à Saint-Eloi, était arrivée auprès du Bureau des finances, les deux chanoines désignés pour aller visiter les prisons sortaient des rangs avec deux chapelains, le tabellion et le messager du chapitre, saluaient la procession, et se rendaient aux diverses prisons de la ville. Le mardi et le mercredi, ils faisaient la même chose, avec cette différence que le mardi, la procession se rendant à Saint-Gervais,