Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/248

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ainsy réunis au conclave disnoient tous seulletz. » Mais il est certain qu’ils invitèrent quelquefois des personnes de distinction, et surtout des membres du parlement, depuis la suppression du grand dîner du Palais. En 1756, deux tables, de trente couverts chacune, dressées dans la bibliothèque, annonçaient que le chapitre attendait de nobles convives. C’étaient le duc de Montmorency-Luxembourg, gouverneur de la province ; le marquis de Villeroy, colonel du régiment du Lyonnais ; le marquis de Saint-Pern, lieutenant-général commandant des grenadiers de France ; le marquis de Puységur, maréchal de camp ; le marquis de Pont-Saint-Pierre ; le marquis d’Esclapont, lieutenant-colonel des dragons de la Reine ; MM. Feydeau de Brou, père et fils, le premier, doyen des conseillers-d’état, le second, intendant de la généralité de Normandie ; M. Le Camus de Pontcarré, premier président du parlement; tous les présidens à mortier, le doyen des conseillers, l’ancien président des requêtes, les gens du roi. En 1759, M. De Miromesnil, premier président, MM. De Villers, De Saint-Just et De Sévrai, conseillers au parlement, avaient été conviés à ce dîner ; la conjoncture était bien mal choisie ; car ce fut cette année-là qu’eut lieu l’élection de ce Dampierre, qui avait assassiné sa femme. En vain les chanoines avaient été avertis, à l’avance, que s’ils jetaient les yeux sur ce misérable, le parlement