Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/320

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rapporter ; pourtant, à la fin, force était de se résoudre ; il fut décidé que des gardes de la Cinquantaine et des arquebusiers marcheraient devant la fierte ; douze encore d’entre eux à droite et à gauche, et que le prisonnier serait suivi immédiatement par la confrérie des sergens royaux, derrière laquelle marcherait un détachement de cinquanteniers et d’arquebusiers. Il leur fut enjoint à tous de « se comporter modestement, sans apporter aucun trouble ou division en la cérémonie, à peine de respondre des inconvénients qui en arriveroient[1] ; » singulière, mais utile recommandation à des gens qui, appelés pour établir l’ordre, étaient, à chaque instant, prêts à le troubler par leurs rivalités ! Une autre fois (en 1667) la Cinquantaine et la compagnie des arquebusiers, que naguère on avait vues d’accord contre les sergens royaux, disputèrent ensemble, à leur tour. Les capitaines plaidèrent alternativement la cause de leurs compagnies. Le parlement, après de longues discussions, ordonna que les arquebusiers marcheraient devant le prisonnier, les cinquanteniers après lui, et qu’aux côtés du prisonnier marcheraient des

  1. « Civicâ pridem metuendus hastâ
    » Lictor undantem populum coercet ;
    » At manu quidquid furat æstuosâ
        » Mergitur undà. »

    (Poème déjà cité.)