Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/450

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heures du matin, avec son frère et plusieurs gentilshommes, à la maison du sieur Delahaie-Saint-Hilaire, « à l’intention de le prendre prisonnier et le rendre entre les mains de justice, comme rebelle à la majesté du Roy. » Le sieur Delahaie-Saint-Hilaire étant descendu en bas, « fut frappé à mort, par aulcuns de la compaignye, de plusieurs coups de pistolle et de poignard, desquelz il mourut incontinent. » (Voir l’histoire.)


1582. Claude D’Aubigny, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de la chambre de sa majesté, seigneur de la Touche, d’Aubigny et de la Jousselinière, baron de la Roche et de la Seicherie, seigneur et châtelain de Sainte-Jeanne et de Brenesche ou Brevesche, âgé de 35 ans, du pays de Bretagne.
    Outre les deux meurtres rapportés par nous dans l’histoire, il confessa les faits suivans :
    Il avait été complice d’un meurtre commis dans les rues d’Angers, par le sieur De Pennentèz, qu’accompagnaient les sieurs De la Bélonnière et De Marsilly, puîné de Serrent.
    Le sieur De Marsilly, puîné de Serrent, ayant été tué dans les rues d’Angers, à quelque tems de là, Claude D’Aubigny allait souvent à Angers, accompagné d’hommes armés, pour venger la mort de ce jeune gentilhomme, son ami.
    Étant capitaine de cent hommes d’armes, sous le comte de Martigues, son parent, et se trouvant à Périgny, en Lorraine, les sieurs De Festal voulurent emporter de force de l’avoine qui était dans son logis ; comme ils s’y opiniâtraient malgré ses défenses, on mit l’épée à la main, et D’Aubigny donna aux deux frères un coup d’épée au travers du corps, dont ils moururent à l’heure même.
    De retour à Paris, il se rendait à cheval de chez l’évêque