Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/496

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1660. Françoise Canu, de la paroisse de Moult, à quatre lieues de Caen, âgée de 35 ans.
    Le fermier Maduel, d’intelligence avec cette femme, avait assassiné son mari, et l’avait épousée peu de tems après. Le crime ayant été découvert, Maduel fut rompu vif à Rouen ; Françoise Canu fut condamnée à être pendue ; mais l’exécution ayant été différée, vu son état de grossesse, elle sollicita la fierte, et fut élue par le chapitre. Le parlement la déclara indigne, sans l’avoir fait monter pour l’interroger. Le chapitre insista, mais en vain. Plus tard, elle fut mise en liberté, par ordre du roi.


1661. Jacques Dangrenay, âgé de 40 ans ou environ, né sur la paroisse de Saint-Godard de Rouen, demeurant sur celle de Saint-Éloi, près le Vieux-Palais, brouettier.
    Il avait tué, dans un moment de colère, Guillaume Quesné, son beau-fils, qui causait beaucoup de désordre dans sa maison, et qui chaque jour commettait des actes de violence et faisait du scandale dans la ville.


1662. Louis Lefebvre, âgé de 26 ans, apprenti tonnelier, né au Grand-Quevilly, demeurant à Orival, près Elbeuf-sur-Seine.
    Jacques Lavigne, homme de journée à Orival, avait voulu enlever la belle-mère de Lefebvre, pour en abuser, et ce dernier lui gardait rancune. En février 1657, lui, sa belle-mère et Louis Bellebarbe, frère de celle-ci, étant allés à Elbeuf, et étant ptêts à retourner à Orival, après avoir fait leurs affaires, entrèrent dans un cabaret, près de l’église de Saint-Étienne. Ils y trouvèrent Lavigne, qui présenta un verre à Lefebvre ; celui-ci refusa de le prendre ; de là, une querelle ; Lavigne voulut se saisir des pistolets que portait