Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/553

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


table, et la lui jeta à la tête. Le Breton mourut quatre ou cinq jours après.


1789. 1°. François Lefebvre.

2°. Georges Lefebvre, son fils, cordonnier en la paroisse de Campigny, diocèse de Bayeux.

    Le 22 novembre 1788, Georges Lefebvre, voyant son père, âgé de 70 ans, battu et terrassé par un nommé Pierre Castel, sur le grand chemin de Bayeux à la mine de Litry, prit un ferrement perçant et coupant (dit le registre de la Tournelle), en donna trois coups à Castel, et le tua.
    Le père et le fils furent délivrés et figurèrent ensemble à la cérémonie.
    Georges Lefebvre avait été condamné à être pendu ; le père avait été condamné à l’amende honorable et à assister au supplice de son fils.


1790. Nicolas Béhérie, ou Béherée, de Boissay-sur-Ry. Marie-Anne Pinel, son épouse.
    Le 22 octobre 1788, une dispute s’était élevée entre la femme Béhérie et le sieur Buquet, son propriétaire. Leurs cours étaient contiguës ; la femme Béhérie avait chassé, en le maltraitant, un porc qui appartenait au sieur Buquet ; de plus, Buquet accusait cette femme de secouer ses pommiers pour faire tomber les branches mortes qu’elle s’appropriait. Dans la dispute, le sieur Buquet frappa la femme Béhérie, qui cria et appela son mari à son secours. Béhérie accourut, armé d’une gaule au bout de laquelle il y avait un crochet de fer ; et il frappa avec cet instrument le sieur Buquet, qui rentra chez lui se coucher, et mourut quelques heures après.
    Ce sont les derniers individus qui aient levé la fierte.


FIN DE LA LISTE DES PRISONNIERS.