Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/48

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ceux par lesquels j’ai déterminé l’action mutuelle de deux courants rectilignes d’une grandeur finie, en admettant que l’action qui a lieu entre les portions infiniment petites de ces courants est exprimé par une formule qu’il est aisé de déduire de la loi dont j’ai parlé tout à l’heure. J’avais d’abord projeté de ne publier cette formule et ses diverses applications que quand j’aurais pu en comparer les résultats à des expériences de mesures précises ; mais, après avoir considéré toutes les circonstances que présentent les phénomènes, j’ai pensé qu’elle était appuyée sur des preuves suffisantes pour n’en pas retarder davantage la publication, et ce sera le premier objet dont je m’occuperai dans le Mémoire suivant.

J’avais fait construire, pour ces expériences, un instrument que je montrai, le 17 octobre dernier, à MM. Biot et Gay-Lussac, et qui ne différait de celui qui est représenté figure 1, qu’en ce que le conducteur fixe de ce dernier était remplacé par un conducteur attaché à un cercle qui tournait autour d’un axe horizontal perpendiculaire à la direction du conduc-

    moyen, soit dans les expériences de M. Arago sur l’aimantation de l’acier par un courant électrique, soit dans l’emploi des procédés de l’aimantation ordinaire, il me paraît que quand de l’acier aimanté se trouve précisément dans le même état qu’auparavant, après qu’un autre aimant ou un courant électrique ont agi sur lui, on peut en conclure qu’ils n’avaient pas, pendant leur action, changé sensiblement la direction et l’intensité des courants dont il se compose ; sans quoi, les modifications qu’ils leur auraient fait subir subsisteraient après que cette action aurait cessé.