Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/49

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teur mobile, au moyen d’une poulie de renvoi, et gradué de manière qu’on voyait sur le limbe l’angle formé par les directions des deux courants, dans les différentes positions qu’on pouvait donner successivement au conducteur porté par le cercle gradué.

Je ne figure pas cet appareil dans les planches jointes à ce Mémoire, parce qu’en conservant la même disposition pour ce dernier conducteur, et en plaçant le conducteur mobile dans une situation verticale, j’ai construit l’appareil représenté figure 5, qui est beaucoup plus propre à faire exactement les mesures que j’avais en vue, surtout depuis que j’ai donné au support du cercle gradué, outre le mouvement par lequel on peut l’éloigner ou le rapprocher du conducteur mobile, au moyen d’une vis de rappel, deux autres mouvements, l’un vertical, et l’autre dans le sens horizontal et perpendiculaire à la direction des deux autres. Le premier de ces trois mouvements est indispensable pour toute mesure à prendre avec l’instrument, il avait seul lieu dans mon premier appareil ; les deux mouvements que j’y ai ajoutés ont pour objet de donner la facilité de faire des mesures dans le cas où la ligne qui joint les milieux des deux courants ne leur est pas perpendiculaire. C’est pourquoi j’ai pensé qu’on pouvait se dispenser de les régler par des vis de rappel, et les faire à la main avant l’expérience, pourvu qu’on pût ensuite fixer d’une manière stable le support du cercle gradué dans la position qu’on lui aurait ainsi donnée.

C’est ce nouvel instrument que j’ai fait représenter figure 5, et dont je vais expliquer la construction ; si je parle ici du premier, c’est parce que c’est avec lui que j’ai remarqué, pour la première fois, l’action du